Subscribe

youn cho korean artist nice artworks sculptures official portrait

Youn Cho is born in Seoul (South Korea).

First Prize (with first class honours) at the Strasbourg Higher School of Decorative Arts.

Settles in Nice in 1998, where she develops her “girls” sculptures. Whether seen at play or bathing, diving or sulking, they are the vibrant colours of life. Comments on her work rank her in the “playful” tendency of the Ecole de Nice.

Has participated in about 50 group exhibitions in France and abroad. Her works are in several public and private collections (like Norman Foster’s) in France, Monaco, Switzerland, Italy, Germany, Sweden, Jordan, Morocco, South Korea and the USA…

Due no doubt to her spontaneity which made her grasp the festive spirit of the Riviera the moment she arrived in Nice, Youn has unwittingly joined Ben, Arman, Sosno, Moya, Gilli and Chubac, and even Niki de Saint Phalle in their attempts to make the public joyously participate in the work of art through cheerfulness and humour… Youn’s poetics is a poetics of the joie de vivre, of the pleasure of being alive, of its little sorrows and joys. It’s a sculpture of the surge of life.

Youn, au-delà du miroir :

Et si Alice, la petite Alice de Lewis Carroll qui a arpenté le Pays des Merveilles et qui a traversé le miroir, si cette petite fille était soudain revenue parmi nous, à Nice, la même et pourtant une autre ? Certes elle n’a plus ses robes plissées, ses bas rayés et son tablier à franges noué dans le dos et elle se lance dans le monde comme on se lance dans la mer, mais elle est bien là, devenue “baigneuse” par la grâce des sculptures de Youn, artiste à la renommée grandissante, d’origine coréenne et niçoise d’adoption et de cœur depuis vingt ans, que la critique a déjà rangée dans la tendance “ludique” de l’Ecole de Nice.

Dans ses articles fondateurs de l’Ecole de Nice qu’il publia dans Sud Communications en 1961, Sacha Sosno citait le carnaval de Nice comme l’un des ancêtres inspirateurs de l’humour malicieux et de la subversion des conventions sociales qui est la marque des différents acteurs de l’Ecole de Nice. Or il semble bien que s’impose aujourd’hui une filiation entre les grotesques créatures carnavalesques et les personnages espiègles et burlesques de Youn. Dans cet esprit, ne peut-on déceler aussi chez elle un proche voisinage avec la mascotte et les personnages bariolés de Patrick Moya ? Et même, n’y a-t-il pas quelque chose de Niki de Saint Phalle dans la brillance et la vigueur insouciante des corps et des couleurs ? Youn, par un hasard vraisemblablement dû à la façon spontanée et amoureuse dont elle a, dès son arrivée à Nice, saisi l’esprit festif de la Côte d’Azur, s’est inscrite tout naturellement dans le sillage des Ben, Arman, Sosno, Moya, Gilli et Chubac, tous ceux dont l’humour exige la participation joyeuse du public.

Chez Youn, éclate une poétique de la joie d’être et de vivre, de l’énergie vitale, une poétique de la jouissance de la vie. La sculpture de Youn est une sculpture de l’élan. Elan vital, bien sûr, mais aussi élan tout court – celui du corps qui se porte en avant de lui-même et passe d’une dimension à une autre, de la réalité au fantasme. Car toutes ces jeunes filles, qui sont les doubles de l’artiste, portent les traces de la nostalgie d’un monde d’innocence, au sens premier, c’est-à-dire d’un monde du non-conformisme et de la spontanéité des émotions. Ce sont les traces fantasmées d’un passé d’enfant ou d’adolescent devenu intemporel – sculptures qui sont autant de défis au temps qui passe.

Les “girls” de Youn sont des icônes en puissance. Elles vont devenir, pour Nice, ce que sont devenus les fameux poulbots pour Paris, ces titis parisiens, frères d’un Gavroche libertaire qui ont pendant un demi-siècle, symbolisé la gouaille et la malice populaires. Gavroche avait-il une ou plusieurs soeurs ? Eh bien oui, il le semble bien, ce sont les Alice de Youn qui ne connaissent ni retenue ni artifice.

Les sculptures de Youn ne sont pas réalistes. Le réalisme est la parfaite imitation, la copie conforme de ce que l’on tient pour réalité. Or les sculptures de Youn n’ont rien à voir avec l’hyperréalisme, par exemple, de Georges Segal ou de Duane Hanson, qui moulaient les corps pour être au plus près de leur réalité, car ce sont des personnages fantasmatiques, dont les couleurs vives et contrastées sont l’expression de l’âme, des personnages emblématiques d’émotions enfantines universelles. D’où sa proximité avec les Manga dont on retrouve ici les attitudes fortement expressives, les grands yeux, les traits mi-occidentaux, mi-orientaux et une liberté de trait. A meilleure preuve, sa série de la “Comédie Humaine” qui sont des “photo-sculptures” si l’on peut dire, ne serait-ce que par leur cadre : elles se rapprochent de l’art de la caricature, c’est-à-dire, comme dans toute caricature, de l’ouverture de l’être, de la création d’un type saisi sur le vif et qui appartient à notre commune humanité, mais vue dans son atemporalité. Youn se tourne non vers la réalité extérieure mais vers une réalité intérieure, son intérieur.

Il y a plus. Le mouvement est une composante essentielle de l’art de Youn. Ses premières sculptures, en plâtre gris et blanc, laissaient apparaître leur structure de fil de fer comme si le mouvement qui les animait en désagrégeait progressivement le corps. Ce ne fut l’objet que d’une courte période mais ce mouvement, on le retrouve dans ses “baigneuses” ou même dans ses sculptures “immobiles”. Ce n’est que dans le mouvement du corps ou dans la déformation du visage par les émotions que peut s’affirmer la vigueur intérieure du corps. Alice a dû traverser le miroir pour, ensuite, devenir elle-même. C’est ce devenir que Youn met en scène, ce devenir de la féminité au moment précis où l’adolescente, en libérant ses émotions spontanément, s’accueille elle-même en accueillant, ou en repoussant, l’autre, bref en plongeant dans la vie, avec tout le jeu avec le spectateur que cela implique.

Désormais, Alice va tenir tête aux absurdes caprices de tous les Humpty Dumpty et de toutes les Reines de Cœur de notre société. Youn peut la laisser courir vers la mer, se baigner, plonger, rire, pleurer, s’étonner, bouder, s’interroger, tout en nous ouvrant les bras en grand.

Les “girls” de Youn sont promises à devenir de nouvelles icônes niçoises, celles de la nostalgie de nos vertes années et de la joie que cette nostalgie peut susciter en nous en permanence…

L’Ecole de Nice avait besoin de cette fontaine de Jouvence qui s’appelle Youn.

Original text written by Michel Remy, University of Nice.

Exhibitions :

2019 :  Exhibition “Art & Mer”, Novotel Thalassa, Dinard

2019 :  Exhibition “Mougins Monumental”

2019 :  Artion Galleries, Switzerland & Greece

2018 :  Galerie Vieceli, Cannes

2017 :  Riviera Gallery, Nice

2016 :  Affordable Art Fair, Bristol

2016 :  « Absolute Contemporaries », Edinburgh

2016 :  Galerie Gantois, St Paul de Vence

2016 :  Affordable Art Fair Hampstead, London

2016 :  ”Printemps des Sculptures”, Front Mer, Arcachon

2016 :  Contemporary Art Fair, Glasgow

2016 :  Urbane Art Gallery, Edinburgh

2016 :  Antibes Art Fair

2015 :  Antibes Art Fair

2014 :  Museo Villa Regina Margherita, Bordighera

2013 :  « Summer », Bel Air Fine Art, Forte Dei Marmi

2012 :  “Neo Post Pop Celebration”, Le Marignac, Genève

2012 :  “Girls’ Generation”, Galerie Ferrero, Nice

2012 :  “That’s Life”, Galerie Joel Guyot, St Paul de Vence

2012 :  Art Monaco Fair

2012 :  Galerie Saint Martin, Arcachon

2011 :  “Summer Show”, Rarity Gallery, Mykonos

2011 :  “Neo Post Pop”, Bel Air Fine Art, Genève

2010 :  Galerie des Lices, Saint Tropez

2010 :  Polo Club, Saint Tropez

2010 :  Price Waterhouse Coopers, Neuilly-sur-Seine

2009 :  “3eme Flâneries d’Art”, Aix en Provence

2009 :  Opera Gallery, Monaco & Paris

2009 :  Gallerie Art Symbol, place des Vosges, Paris

2008 :  Galerie Frédéric Got, rue de Seine, Paris

2008 :  Espace Art 22, Brussels

2008 :  Hotel Metropole, Monaco

2007 :  Riva Trophy, Saint Tropez

2006 :  “Venus Venus, Donne nell’Arte”, Taormina

2006 :  “Faenza Nizza Aller et Retour”, Monaco

2005 :  “Faenza Nizza, Andante e Ritorni ”, Faenza

2005 :  Grand Hotel Saint Jean Cap Ferrat

2004 :  Grand Hotel Saint Jean Cap Ferrat

2004 :  Personal Exhibition, Galerie Ferrero, Nice

2003 :  Maretti Arte Gallery, Monaco

2003 :   Hotel Negresco, Nice

2003 :  “Les Imposteurs ”, Maretti Arte Gallery, Monaco

2003 :  “Le Capot ”, Promenade des Anglais, Nice

2003 :  “L’Art et les Jeux”, Palm Beach Casino, Cannes

2003 :  Galerie Matarasso, Nice

2002 :  Galerie Vladimir Rustinoff, St Paul de Vence

2001 :  Maison des Artistes, Cagnes sur Mer

2001 :  Galerie Gildo Pastor, Monaco

2001 :  Galerie Brulée, Stasbourg

2001 :  Contemporary Art Fair, Strasbourg

2000 :  International Contemporary Art Fair, Gand

2000 :  Art Fair, Alès

1999 :  Galerie Quadrige, Nice

1997 :  “Young Creators”, Galerie Bartholdie, Colmar

1995 :  Galerie Caméléon, Strasbourg